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Psychanalyse du feu
« Il ne faut pas voir la réalité tel que je suis », Eluard
Le complexe de Prométhée
Le feu peut recevoir les deux valorisations contraires : le bien et le mal, il brille en Paradis et brûle en enfer. Dans ce livre, G. Bachelard montre à partir de l'exemple du feu que la connaissance scientifique se fait à partir de valeurs inconscientes.
Pour lui, le feu est d'abord un être social plutôt que naturel parce qu’il est d’emblée l’objet d’une interdiction générale sociale édictée par le Père. Mais loin
de son Père, l’enfant ira, tel Prométhée, dérober les allumettes. Et la brûlure qu'il ressentira confirmera l’interdiction sociale… d’où la puissance paternelle. Cecei veut dire qu'il y a
chez l’homme une volonté d’intellectualité, Bachelard appelle « complexe de Prométhée » les tendances qui nous poussent à savoir autant que nos pères, plus que nos pères.
Un désir inconscient nous pousse donc à connaître, mais le chercheur doit se défier de ses propres intuitions.
Feu et rêverie
Le feu fait rêver, cette rêverie devant le feu est prenante et dramatique, elle amplifie le destin humain, elle relie le foyer au volcan, la bûche à la vie. La destruction est ici un renouvellement. L’être fasciné entend « l’appel du bûcher », thème poétique fondamental. Il y a donc une psychologie du feu...